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Les pluies acides

18.01.2013

Les polluants atmosphériques se définissent comme étant des particules solides ou liquides de différents formats qui, si elles sont présentes en quantité suffisante, peuvent mettre en danger la santé des animaux et de la végétation, et même endommager la matière inanimée (les vestiges de la civilisation grecque à Athènes en sont un bon exemple). Leurs provenances sont diverses: ils peuvent être issus des activités industrielles, de la combustion de l’essence dans les véhicules, des activités domestiques, de l’agriculture, des incendies forestiers, des tempêtes de poussière, des spores produites par les végétaux, du pollen, des gaz biosynthétiques, des volcans, etc. Actuellement, leur quantité importante est alarmante à cause non seulement des problèmes de santé qui y sont liés, mais aussi de leur relation étroite avec les pluies acides.


En effet, certains polluants atmosphériques, soit principalement le dioxyde de soufre (SO2) - dans une moindre mesure l’acide sulfurique (H2SO4) - et l’acide nitrique (HNO3), produits des émissions industrielles et urbaines, accroissent l’acidité des pluies. Alors que la pluie exempte de polluants comporte un potentiel hydrogène (pH) de 5,6, les précipitations en Amérique du Nord ont un pH qui varie de 4,0 à 7,0.

Bien que ces variations semblent avoir peu de conséquences directes sur la vie humaine, il en est tout autre des écosystèmes marins. Lorsque le pH d’une étendue d’eau s’abaisse à 5,5, la vie aquatique s’appauvrit de beaucoup, et à 4,5, c’est la presque totalité des poissons qui disparaissent. Heureusement, des mesures ont été adoptées depuis 1970 pour réduire les pluies acides, mais plusieurs espèces de poissons sont encore grandement menacées, sinon décimées. Comme dans tout écosystème, la raréfaction d’un élément de la chaîne alimentaire affecte les autres éléments. Ainsi, les populations d’oiseaux et autres prédateurs piscivores diminuent avec la décroissance démographique des poissons.

Les forêts, quant à elles, souffrent moins de cette pollution, sans toutefois y être immunisées. Les feuilles se désagrègent; la germination est quelquefois ralentie, voire empêchée; la croissance est retardée; les racines se détériorent; etc.

Phénomène encore plus grave, l’acidification des conduits distributeurs d’eau potable favorise la dissolution de métaux nocifs dans la tuyauterie, notamment le cuivre et le plomb. De plus, les métaux lourds contenus dans les pluies acides finissent par être consommés par les poissons que nous mangeons ensuite, augmentant les risques que nous soyons atteints de certaines maladies, dont le cancer.

Les solutions pour remédier à toutes ces conséquences néfastes ne sont pas nombreuses: il faut réduire le plus possible les déchets industriels qui s’accumulent dans l’air et les gaz polluants issus des transports. Des méthodes sont déjà en application, dont la combustion de charbon à faible proportion de soufre, l’épuration des combustibles et des minerais, la réduction de notre consommation et de nos déplacements ainsi qu’un recours accru à des énergies de rechange. L’implantation des systèmes antipollution sur les voitures constitue un exemple concret d’un pas dans la bonne direction.

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